Buachaille Etive Mor : Curved Ridge, retour par le Stob na Doire

L’Etive Mor figurait sur la liste des objectifs, mais par le Coire Na Tulaich et en rando. Cependant, en recoupant les infos de nos deux topos, il nous a semblé que gravir le sommet par l’arête se révélerait moins chiant (le sentier du Coire étant à priori mauvais sur le haut).
Du coup, nous partons pour la « Curved Ridge », mais en se garant à l’entrée du Lairig Gartain, notre point de chute du soir (compter une quinzaine de minutes en plus pour l’approche).
Après une approche un peu chiante et avoir laissé passer les 7 personnes qui nous suivaient, toutes parties dans le Rannoch Wall, nous attaquons décordés.
Devant le caractère « aérien » de l’itinéraire, nous nous encorderons assez vite, et continuerons assez tranquillement jusqu’au dièdre. Je tente de passer par la droite : ça passe mais le rocher est pourri. Jéro passe en plein dedans. Dans tous les cas, le plus dur est de prendre pied dans le dièdre, ensuite ça va mieux.
Une fois en haut, nous choisissons de ne pas enchaîner avec l’ascension de la Crowberry Tower, et tirons en rive droite de la goulotte au-dessus, pour atterir juste sous le sommet.
Après le repas, nous suivons la crête, passons par le Stob na Doire avant de redescendre au col en-dessous pour prendre le sentier qui nous permettra de rejoindre le Lairig Gartain et, au bout, le camion (et les tongs, indispensable après tout ce temps dans les grosses…).

Creise : Par l’arête NE du Sron na Creise

Dans les Alpes, on a les rimayes, obstacles se dressant entre l’alpiniste/le grimpeur/la grimpeuse (dorénavant je dirai « l’alpiniste », ça m’évitera de me prendre la tête avec les genres) et son objectif.
Ici, dans les Highlands, ij y a aussi un truc qui commence par « ri », et se dresse tout autant entre l’alpiniste et son objectif.

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Ailefroide – Plan des Durs : Rossinante

Tiens, une petite voie TA facile, et si on y allait ? C’est ainsi que, tout guillerets, nous nous retrouvons à suivre le sentier du Sélé jusqu’au pied du pierrier. Une fois au sommet (je passe sur la montée, assez usante), nous nous équipons et, topo en main, cherchons le départ de la voie. JMC nous dit de partir à gauche d’une écaille. Sur le principe, je veux bien, mais où que l’on soit, on est à gauche d’une écaille. Finalement, nous nous rendîmes compte que le nom était marqué au pied. Règle numéro 1 : en ouvrant les yeux, ça va beaucoup mieux.
Une fois la longueur finie (avec relais sur pin, R1 ayant à priori disparu), je m’engage dans la 2ème longueur (une marche facile) jusqu’au pied de la traversée à gauche.
Là, nous avons beau ouvrir les yeux à 2, impossible de trouver les pitons du relais. Après une longue hésitation, nous choisissons d’enquiller (et merci à Ger0 de m’avoir botté le c*l dans ce moment de doute). Tout s’enchaîne — plus ou moins — à merveille jusqu’à L5, où Ger0 se démet l’épaule. L6 marque le début de la débandade : je m’embrouille entre les explications du topo, la réalité du terrain, la longueur de corde encore disponible par rapport à ce qu’il me reste à faire et mon instinct ; et finis par monter une petite gorge pourrie pour ensuite traverser une dalle expo vers un pin salvateur à une dizaine de mètres en-dessous de R7.
De là, nous atteignons la vire du septième relais où, fatigués, nous décidons de descendre par l’échappatoire tracé sur le topo… Aaaargh ! Ce qui est indiqué comme un échappatoire pédestre ne l’est pas, et il nous faudra remonter pour rejoindre le relais du 3ème rappel. Après quelques jetés de corde dans les arbres, nous arrivons dans le couloir, que nous descendons jusqu’à une grosse pierre formant abri pour une petite pause, avant de reprendre notre marche vers le bas et le repos.