La Cochette

De l’eau et du bonheur

On commence par « De l’eau et du bonheur », en deux longueurs. Même si le rocher n’est pas des plus sains, la grimpe est belle et soutenue.

De l’eau et du bonheur, L1

Les cotations ne sont pas données, en tous cas. En arrivant au premier relais j’ai déjà les bras à moitié fumés. Et la seconde longueur ne va pas arranger les choses.

Deux rapides rappels nous ramènent au pied de la paroi, d’attaque pour une seconde voie : la Fissure Jaune !

La Fissure Jaune

Pour cette voie, on passe par l’attaque « rénovée » : la première longueur de « Ça bute dans l’dur » qui, bien que côtée 6a, nous semble plus simple que les deux précédentes.

La longueur en question est reconquise par la végétation, mais se laisse franchir.

Puis c’est le moment de partir dans L2, une belle fissure qui, si on en croit mon père, « rappelle le Verdon ». Le début a en effet l’air magnifique, mais assez rapidement le rythme ralenti devant les pas retors. Puis, on passe dans une zone de rocher pourri. Au relais je refroidis pas mal, et je suis de moins en moins motivé.

La fissure jaune, L2

Puis la longueur passe dans une zone de rocher pourri avec un pas difficile, avant d’amener à un relais sur un pilier. C’est là que nous comprenons la méprise : nous avons zappé R2. Bon, ben… tant pis.

Le relais est aérien, peu confortable, et le pilier sur lequel il est placé ne m’inspire guère confiance. Je suis plus rassuré une fois de retour à R1.

Après cette longueur un peu plus corsée que prévu, nous avons notre compte, il est l’heure de redescendre au parking.

Pointe Gaspard : Lady in Black

On cherchait quelque chose de grimpant, avec pas trop d’approche et autour de Chamonix. Les deux secteurs concurrents étaient les gorges de la Veudale vers Émosson, et le bassin Index/Floria. Plus proche, avec moins d’approche, notre choix s’est porté sur le second secteur.

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La Botte : « Jamais 2 sans 3 » et « 70’s Show »

Joli secteur pour l’escalade, avec une approche très réduite si l’on prend le télécabine. La peinture noire sur les goujons n’aide pas trop à gérer le tirage (dois-je mettre une grande sangle ? Ou une courte suffira sachant que je pourrais avoir besoin des grandes plus haut ?).

Ailefroide – Plan des Durs : Rossinante

Tiens, une petite voie TA facile, et si on y allait ? C’est ainsi que, tout guillerets, nous nous retrouvons à suivre le sentier du Sélé jusqu’au pied du pierrier. Une fois au sommet (je passe sur la montée, assez usante), nous nous équipons et, topo en main, cherchons le départ de la voie. JMC nous dit de partir à gauche d’une écaille. Sur le principe, je veux bien, mais où que l’on soit, on est à gauche d’une écaille. Finalement, nous nous rendîmes compte que le nom était marqué au pied. Règle numéro 1 : en ouvrant les yeux, ça va beaucoup mieux.
Une fois la longueur finie (avec relais sur pin, R1 ayant à priori disparu), je m’engage dans la 2ème longueur (une marche facile) jusqu’au pied de la traversée à gauche.
Là, nous avons beau ouvrir les yeux à 2, impossible de trouver les pitons du relais. Après une longue hésitation, nous choisissons d’enquiller (et merci à Ger0 de m’avoir botté le c*l dans ce moment de doute). Tout s’enchaîne — plus ou moins — à merveille jusqu’à L5, où Ger0 se démet l’épaule. L6 marque le début de la débandade : je m’embrouille entre les explications du topo, la réalité du terrain, la longueur de corde encore disponible par rapport à ce qu’il me reste à faire et mon instinct ; et finis par monter une petite gorge pourrie pour ensuite traverser une dalle expo vers un pin salvateur à une dizaine de mètres en-dessous de R7.
De là, nous atteignons la vire du septième relais où, fatigués, nous décidons de descendre par l’échappatoire tracé sur le topo… Aaaargh ! Ce qui est indiqué comme un échappatoire pédestre ne l’est pas, et il nous faudra remonter pour rejoindre le relais du 3ème rappel. Après quelques jetés de corde dans les arbres, nous arrivons dans le couloir, que nous descendons jusqu’à une grosse pierre formant abri pour une petite pause, avant de reprendre notre marche vers le bas et le repos.